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On n'est jamais mieux servi que par soi-même

Le socialiste Khalid Alioua,  nouveau PDG du CIH, nommé par le Roi Mohamed 6 en 2004 pour mettre de l'ordre dans cette banque qui a été pillée par ses prédécesseurs,  s'est approprié un bien immobilier appartenant à l'institution qu'il préside à un prix  très avantageux.

Il s'agit , d'un appartement de 500 m2 situé dans le plus beau quartier du centre ville de Casablanca acquis au prix de 3.600  dirhams le m2 (près de 360 euros/m2) alors que le prix du m2 d'un appartement situé dans un quartier populaire dépasse 5000 Dh (500 euros).

Par ailleurs, le  CIH avait expertisé, il y a  dix ans, ce bien à 3 millions de dirhams, soit un prix de 6000 dirhams le m2 (600 euros/m2). A la même époque,  l'ancien occupant l'estimait à 7 millions de dirhams, soit 14.000 dirhams le m2.

Avec l'explosion de l'immobilier ces dernières années, la valeur de ce bien aujourd'hui dépasse 20.000 Dh/m2.

Ainsi, le PDG d'une entreprise publique, CIH, récupère un bien public et le brade à des fin privées et personnelles. C'est un détournement illégal avec une procédure pseudo légale car cette vente n'a fait l'objet d'aucun appel d'offres.

Le PDG du CIH, qui a occupé les fonctions ministre de l'Enseignement supérieur, de l'Emploi et de la Formation professionnelle, et de porte-parole du gouvernement Youssoufi, estime  " n'être qu'un salarié comme les autres; et que la banque, en l'occurrence le CIH, a toute latitude à transmettre ses biens à son personnel; même si cette transmission devait être gracieusement gratuite ".

Heureusement que le ridicule ne tue pas. Selon cette définition, tous les PDG des sociétés publiques qui ne se sont pas encore servis, peuvent appliquer la même procédure et accaparer à leur tour une villa ou un terrain publics et pourquoi pas une annexe d'une école ou d'un hôpital...

Après tout, il y a eu la vente de 4,5  hectares de terrains appartenant au ministères des affaires religieuses (Houbous), au secrétaire particulier du Roi, à un prix très symbolique (50 Dh/m2).

Il y a eu  le plus grand promoteur immobilier du Maroc,  le groupe Addoha, qui a rasé le zoo de Rabat au lieu de raser les bidonvilles. Le zoo de Rabat était installé sur un terrain public de 53 hectares acquis par Addoha à un prix également trop symbolique (700 Dh/m2)…etc   Et la liste est trop longue. Si on considère les transactions douteuses dans trois villes seulement (Rabat, Marrakech et Agadir), la perte sèche du trésor est estimée à plus de 20 milliards de dirhams (2 milliards d'euros).

Pourquoi donc reprocher au PDG du crédit immobilier et hôtelier l'acquisition de 500 m2 alors que d'autres ont accaparé des centaines d'hectares de terrains publics ?

Il faut quand même respecter la tradition et la mode en vigueur.
Le plus étranges dans ce western immobilier,  est que personne ne s'interroge sur l'origine des fonds qui servent à financer ces transactions...

Cependant, n'oublions pas qu'au Maroc, quand on est nommé et couvert par un arrêté royal on peut toujours bénéficier d'une grâce royale...

Hatimi


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